L'Âme Bretonne XXIIIe édition
Samedi 4 et dimanche 5 juillet 2026 à 10h et 14h à Quimper
Expositions
- Jeudi 2 juillet : 14h-18h
- Vendredi 3 juillet : 10h-12h et 14h-18h
Samedi 4 juillet - La Bretagne Classique
À 10h
Livres et documents, gravures, dessins, aquarelles, gouaches.
À 14h
Tableaux, faïences (Période XVIIIe siècle, autre manufacture, Porquier-Beau, HB Grande Maison, Henriot), bronzes, art populaire (objets usuels, objets d’apparat, objets religieux, céramique et faïence populaire, marine, mobilier, costumes).
Enchérir en direct sur: www.interencheres.com et www.drouot.com
Dimanche 5 juillet - La Bretagne Moderne
À 10h
Livres et documents, estampes, affiches.
À 14h
La collection M, La modernité en Bretagne.
Dessins, aquarelles, gouaches, huiles, faïences (Odetta, artistes HB, artistes Henriot, Fouillen, Keraluc, autres, HB Henriot), sculptures et bronzes, mobilier.
Enchérir en direct sur: www.interencheres.com et www.drouot.com
Expert(e)s
Costumes : Yann Guesdon, Tel. 06 03 29 06 42
Livres : Caroline Velk, Tel. 06 99 94 10 05
Faïences de Quimper : Didier Gouin, Tel. 06 20 74 90 39
Art populaire : Korantin Denis, Tel. 06 50 61 06 18
Art breton d’avant-garde et Seiz Breur : Olivier Levasseur, Tel. 06 31 36 35 20
Tableaux de l’école bretonne : Yann Le Bohec, Tel. 06 64 18 64 29
Frais de vente : 25 % TTC
La Petite Bigoudène
René QUILLIVIC (1879-1969) : SCULPTURE en pierre de Lens partiellement polychromée. Socle dans le style Seiz Breur par Michel Guillanton. Circa 1910. Haut. tête : 26 cm. Haut. avec socle : 53 cm.
Cette sculpture a appartenu à Maurice Pillard Verneuil et à son épouse Adélaïde Verneuil de Marval, puis est restée dans leur famille pendant près d’un siècle.
René Quillivic aurait offert cette œuvre à Pillard Verneuil lors de leur collaboration, dans le contexte du Paris artistique des années 1920.L’œuvre est présentée comme rare et précieuse, notamment parce que Quillivic y utilise la taille directe dans une pierre tendre et y ajoute dedélicates touches de couleur, chose inhabituelle dans son travail. Le traitement fin de la coiffe, notamment la dentelle en bas-relief, illustre aussi son grand savoir-faire. Cette artiste est emblématique de la modernité de l’art breton.
Estimation : 4000/6000€
Le Pardon de Saint-Jean-Trolimon en Bretagne, Chapelle de Tronoën, environs de Penmarch
Ernest Pierre GUÉRIN (1887-1952) : encre et aquarelle. Signée, titrée et datée « Miz meurs 1913 ». Dim. hors cadre : 60,5 x 110 cm.
En mars 1913, à seulement 26 ans, l’artiste Ernest Guérin connaît la consécration en étant invité à exposer ses œuvres majeures au prestigieux Pavillon de Marsan du Palais du Louvre, musée des Arts décoratifs. Parmi elles figure une composition exceptionnelle et minutieusement détaillée, répertoriée sous le numéro 21. Cette oeuvre met en scène un lieu qu’il affectionne particulièrement : la Chapelle Notre-Dame de Tronoën, surnommée la « cathédrale des dunes ». Le sujet central de son dessin est le célèbre calvaire de la chapelle, considéré comme le plus ancien des sept grands calvaires de Bretagne. Ce monument historique, érigé au milieu du XVe siècle, est sculpté dans un mélange unique de granit de Scaër et de kersantite.
Estimation : 8000/12000€
Le Repas pendant la Grande Troménie
Mathurin MÉHEUT (1882-1958) : caséine sur toile. Signée des initiales et datée 48. (Marouflage, très bel état).
Réalisée en 1948 par un Mathurin Méheut au sommet de sa gloire, cette œuvre de grand format est une commande prestigieuse de Robert Henriot, co-directeur de la manufacture de faïence de Quimper. Le tableau prend pour prétexte une halte-repas lors de la Troménie de Locronan pour célébrer l’unité retrouvée de la Bretagne après-guerre, en mêlant les costumes et coiffes de différents terroirs (Glazik, Bigouden, Plougastel, Brest). La composition s’élève dans un mouvement tourbillonnant des femmes ancrées dans le granit jusqu’aux sonneurs, avec le sommet mythique du Menez Hom en toile de fond. En guise de clin d’œil au commanditaire, Méheut a discrètement intégré au premier plan les bolées de son célèbre « Service de la mer ». Exceptionnel par ses dimensions et sa fraîcheur, ce tableau s’impose comme un véritable hymne à la Bretagne.
Dim. hors cadre : 150 x 150 cm. Dim. avec cadre : 170 x 181 cm.
Estimation : 50000/100000€
Pêcheur d'Islande
Lucien SIMON (1861-1945) & Pierre LOTI (1850-1932)
EXCEPTIONNEL EXEMPLAIRE, relié par Bernasconi, intégrant 2 huiles sur toile de Lucien Simon au premier plat et au dos, enrichi de 6 gouaches originales, dont 2 à double page et 2 intégrées dans les contres plats de la reliure, un croquis à la mine de plomb, une épreuve d’essai, tirée sur soie et signée par Bouchet, la décomposition en 11 bois de la première planche et un fac-similé de la préface de Louis Barthou et une double suite des 50 bois, l’une en premier état, l’autre en état définitif, de Lucien Simon, peintre passionné par la Bretagne. Carteret, IV, 246. In-4 (300 x 230 mm), illustré de 50 compositions de Lucien Simon gravées sur bois. 1934.
Estimation : 5000/7000€
En mars 1939, le grand mécène et collectionneur Robert Zunz passe l’une de ses dernières commandes en confiant une mission aux relieurs Bernasconi et Goix. Il leur demande de réaliser la reliure de son exemplaire duPêcheur d’Islande de Pierre Loti, illustré par Lucien Simon. Bernasconi relève alors le défi d’intégrer deux toiles originales de l’artiste directement sur la couverture et le dos de l’ouvrage, tandis que l’intérieur est sublimé par six gouaches originales. Cet exemplaire unique associe ainsi bibliophilie, peinture et haute reliure en un véritable écrin d’art.
Étude pour La Danse
Jean-Julien (LEMORDANT 1882-1968) : HST signée, circa 1913. Dim. 84 x 84 cm.
En 1912, la Ville de Rennes commande à Jean-Julien Lemordant le plafond de son théâtre municipal, un projet monumental de 132 m². L’œuvre La Danse bretonne est l’esquisse préparatoire de ce décor public majeur du début du XXᵉ siècle, qui unit art moderne et identité régionale à travers un hymne au mouvement et à l’âme bretonne. Ce tableau est resté pendant plus d’un siècle dans la collection de la sculptrice américaine Malvina Hoffman et de sa famille. Amie proche de Lemordant avec qui elle a correspondu de 1910 à 1937, elle possédait une dizaine d’œuvres de l’artiste.
Estimation : 5000/7000€
Vase boule en grès émaillé à décor de biches
Georges RENAUD (1904-1994). Signé et titré « Odetta 451-1036 - HB Quimper ». Réalisé pour l'Exposition Coloniale de 1931. Haut. : 30 cm.
En 1931, Georges Renaud est sacré médaille d’or à l’Exposition coloniale internationale de Paris, où il présente notamment un imposant vase boule issu de la lignée « Odetta », symbole du renouveau Art Déco de la faïencerie quimpéroise. Cette collection de grès d’art à grand feu a été initialement développée par Jules Verlingue à partir de 1914, suite au rachat de la Faïencerie de la Grande Maison HB à Quimper. Baptisée « Odetta » en référence au fleuve de l’Odet, la production est officiellement lancée en mars 1926. Georges Renaud rejoint l’aventure en 1928 et, aux côtés de René Beauclair, marque l’histoire de la céramique bretonne par son inventivité dans le renouvellement des formes et des décors.
Estimation : 2000/3000€
Le porteur de raies
Mathurin MÉHEUT (1882-1958)
IMPORTANT GROUPE en faïence émaillé en blanc, marqué du monogramme de l'artiste sur le socle (infime éclat à un des angles du socle, très belle qualité de l'émaillage). QUIMPER, Manufacture HENRIOT, vers 1930. Dim. 43 x 38 cm. Estimation : 4000/5000€
La femme de Roscoff aux roussettes
Mathurin MÉHEUT (1882-1958)
IMPORTANT GROUPE en faïence émaillée en blanc, monogrammé légèrement en creux du nom de l'artiste (infimes manques d'émail et très léger bullage). QUIMPER, Manufacture HENRIOT, vers 1930. Dim : 36 x 41 cm. Estimation : 4000/5000€
Le Porteur de raies et la Femme à la roussette naissent de l’immersion de Mathurin Méheut à la Station biologique de Roscoff dès 1910, où il étudie avec rigueur la faune marine et le quotidien des pêcheurs bretons. À la fin des années 1920, la faïencerie Henriot de Quimper fait appel à l’artiste pour moderniser ses collections. Méheut transpose alors ses croquis en sculptures Art Déco, saisissant avec réalisme la rudesse des corps et l’authenticité des costumes. Dévoilés en 1928 à la Galerie Charpentier à Paris lors de l’exposition « Mer et Forêt », ces deux pendants se distinguent par un choix esthétique audacieux : une faïence monochrome blanche. Cette absence de décor peint met magistralement en valeur la tension des muscles sous le poids des poissons et la puissance du modelé. Aujourd’hui, ce couple de pêcheurs est célébré comme un chef-d’œuvre absolu de la céramique bretonne du XXe siècle. Ces deux pièces rares sont exceptionnellement réunies dans notre prochaine vente du 5 juillet prochain.
Kervaudu au clair de lune, Le Croisic
Ferdinand LOYEN DU PUIGAUDEAU (1864-1930). HST sbd Dim. 65 x 81 cm. Provenance : Vente Artcurial 6 décembre 2016.
Ferdinand du Puigaudeau (1864-1930) est un peintre proche de l’École de Pont-Aven, installé au Croisic. Son œuvre se caractérise par une recherche constante sur les variations de la lumière, naturelle comme artificielle. Dans son tableau Kervaudu au clair de lune, Le Croisic, il représente un manoir historique breton baigné par la nuit. Privilégiant une approche sensible plutôt que naturaliste, il utilise une palette audacieuse de rose et de bleu. Cette exploration des effets lumineux transforme le paysage en une scène contemplative, silencieuse et mystérieuse. On observe sur la droite du bâtiment une verrière qui était celle de l’atelier de l’artiste.
Estimation : 30000/50000€
Scène de baptême en Pays Bigouden
Lucien SIMON (1861-1945). HST shg. Dim 97,5 x 78 cm.
Lucien Simon (1861-1945) est un peintre français majeur qui a consacré une grande partie de son œuvre à l’observation fine et réaliste du Pays Bigouden, en Bretagne. À travers ses tableaux, il témoigne de la vie quotidienne, des costumes et des rites religieux de cette région. La scène de baptême décrite illustre parfaitement cet intérêt pour les traditions bretonnes. Elle montre une procession en plein air à la fin du XIXᵉsiècle.
Estimation : 25000/35000€
Marée montante
Maxime MAUFRA (1861-1918). HST, signée en bas à droite et datée 1896 au dos, portant étiquette et numéro d'inventaire. Dim. 71 x 90 cm.
Maufra est un peintre et graveur français dont l’œuvre est profondément marquée par la Bretagne, à la charnière de l’Impressionnisme et de l’École de Pont-Aven. Peintre de la mer par excellence, il excelle à capter la fureur des vagues se brisant sur les falaises de granit de Quiberon ou de Belle-Île. Contrairement aux impressionnistes purs, Maufra ne dissout pas les formes dans la lumière : il conserve une structure solide, des lignes de force dynamiques et une touche vigoureuse. Soutenu par le grand marchand Paul Durand-Ruel, il laisse derrière lui des paysages marins puissants, des ciels changeants et des gravures contrastées, aujourd’hui conservés au musée d’Orsay et dans de grandes collections publiques françaises et étrangères.
Estimation : 35000/50000€

